Halte à la répression !

Halte aux atteintes aux libertés individuelles et collectives !

repression

Alors que le gouvernement ne cesse de parler de son engagement dans la défense des droits de l’Homme, la France est épinglée depuis deux ans pour ses atteintes aux libertés publiques. Le dernier rapport d’Amnesty International tire la sonnette d’alarme sur l’état d’urgence et ses dérives, l’Unicef sur le fichage des mineurs isolés et nombre d’associations en France pour les atteintes aux libertés individuelles et/ou collectives.

Macron impose ses réformes réactionnaires par une pratique autoritaire, autocratique du pouvoir, en abusant des ordonnances, en bafouant la représentation nationale, en muselant sa propre majorité. Et ce que le peuple n’oublie pas c’est que Macron a, à de multiples reprises, manifesté une condescendance et un mépris sans bornes pour les citoyens ordinaires.

Face à la contestation sociale, Macron a fait le choix de la répression policière et judiciaire, avec son lot de violences et d’arrestations préventives et arbitraires. Macron met notre pays un peu plus chaque jour en dehors du droit. Les délinquants financiers courent quand des lycéens et des manifestants pacifiques sont enfermés, parfois mutilés délibérément par des armes létales qu’il faut interdire de toute urgence. Parallèlement, son gouvernement est allé jusqu’à criminaliser les citoyens qui apportent aide et soutien aux migrants.

D’autre part, Macron s’assure le service exclusif des médias, dont les plus grands sont tous possédés par les milliardaires qui lui ont permis de conquérir le pouvoir. Le traitement médiatique scandaleux des mouvements sociaux en cours, en particulier celui des gilets jaunes, n’est pas surprenant.

De plus Macron sait manier les mensonges (les « fake news ») comme il l’a fait encore une fois lors de son discours du 10 décembre. Il a prétendu que le SMIC serait augmenté alors que c’est la prime d’activité versée aux plus bas salaires qui l’a été alors qu’elle n’est pas soumise aux cotisations sociales.

Ce matraquage idéologique et ces mensonges ne peuvent détourner les travailleuses et travailleurs de leurs luttes et notamment celles concernant leur pouvoir d’achat. C’est la raison pour laquelle Macron et son gouvernement utilisent la violence policière avec la volonté d’intimider pour faire cesser ces luttes. D’après le journaliste d’investigation David Dufresne le bilan est, au 10 janvier, d’une morte, de 2000 blessés, de 246 signalements de violences policières signalées par lui-même auprès du ministère de l’intérieur, de 45 plaintes auprès de l’IGPN.

Les lycéens et lycéennes, les étudiantes et étudiants ne sont pas épargnés par la répression. On connaît par exemple le cas des lycéens de Mantes qui ont été malmenés et humiliés par des policiers. À Strasbourg, le 17 décembre, lors d’une manifestation pacifique d’une centaine d’élèves du lycée Marie Curie, quatre lycéens ont été arrêtés sans ménagement avec coups de matraque et blessures pour au moins l’un d’entre eux. Violence, terreur et enfermement sont les mots clés de ce gouvernement.

Le premier ministre vient d’annoncer le projet gouvernemental et macronien de limiter radicalement le droit de manifester au point même d’en empêcher l’exercice. À l’extension sans fin du cadre pénal s’ajoute dans ce projet de nouveaux dispositifs restrictifs de droits relevant de la seule autorité administrative. Les personnes se verront refuser l’accès aux lieux de manifestation et leurs abords en cas de refus de fouilles et palpations. D’autre part, sera créé un fichier alimenté majoritairement par des interdictions administratives de manifester, elles-mêmes éminemment contestables.

Macron et le gouvernement poursuivent d’une manière exponentielle la logique d’érosion de l’État de droit et des libertés individuelles et collectives, à l’œuvre depuis des années, par une hypertrophie de la police administrative s’entremêlant avec un droit pénal de plus en plus malléable. Les effets de cette déliquescence ne sont pas théoriques, comme l’ont montré ces dernières semaines les gardes à vue massives d’adultes et de lycéens. Qui voudra demain être fouillé et palpé pour pouvoir accéder à un lieu de rassemblement ?

Il faut stopper ce délire répressif qui signe la fascisation en cours par laquelle la France se distingue de bien d’autres pays européens.

Halte à la politique autocratique de Macron destinée

aux 1% d’ultra riches contre les 99% !