Perturbation de la cérémonie des vœux du Président de l’Université

Une cérémonie de vœux était prévue par la Présidence lundi 30 janvier à 16h00 à l’Amphithéâtre Daure pour fêter la nouvelle année et les soixante ans de la reconstruction de l’Université. Plus de 200 étudiant-e-s et enseignant-e-s se sont rassemblé-e-s à cette occasion pour marquer leur désaccord et leur inquiétude vis-à-vis du projet d’aménagement du bâtiment B et interpeller le Président. Rappelons que ce projet a été décidé sans concertation avec l’UFR HSS, contrairement à tous les engagements qui avaient été pris, qu’il prévoit notamment la suppression des bibliothèques de l’UFR au sein de ce bâtiment et risque, par ailleurs, de pérenniser l’éclatement et la dissémination dont souffrent actuellement les collègues de HSS. À l’automne, une pétition rassemblant les signatures de près de 90% de ces collègues a été adressée à la Présidence de l’Université. Les critiques et les propositions formulées à cette occasion sont restées lettre morte. 

L’appel à ce rassemblement, qui est une initiative des étudiant-e-s, a été diffusé par les réseaux sociaux et relayé, à leur demande, sur la liste de diffusion des étudiant-e-s de l’UFR. Il ne comportait pas le moindre appel à la violence. Ce rassemblement a entraîné aux portes de l’Aula Magna une bousculade au cours de laquelle des étudiant-e-s ont été jeté-e-s à terre par les vigiles, et la directrice de la prévention a été commotionnée. Aucun acte de violence volontaire de la part des étudiant-e-s n’a marqué ce rassemblement, comme l’attestent différents reportages diffusés dans des médias locaux (Ouest France, Liberté, Tendances Ouest et RCF). 

Dans l’hypothèse où la Présidence aurait l’intention de s’en prendre aux responsables de l’UFR, « coupables » d’avoir autorisé la diffusion de l’appel des étudiants sur une liste institutionnelle, ainsi qu’aux collègues qui ont ouvert les portes de l’Aula Magna, il va de soi nous nous élèverions contre toute mesure de rétorsion, qui n’aurait d’ailleurs aucun fondement légal, à l’égard de ces collègues qui n’ont fait qu’exercer leur devoir d’information et leur droit à l’action collective et politique. Nous approuvons en effet sans réserve le fait que l’initiative des étudiant-e-s, conformément au devoir d’information qui leur est dû, ait été transmise sur leur liste de diffusion, et que les portes de l’Aula Magna leur aient été ouvertes. Par ailleurs, nous nous félicitons de cette initiative des étudiant-e-s qui permet de médiatiser les pratiques autoritaires de la Présidence et les désaccords qu’elles suscitent.

Les organisations syndicales SNESup-FSU, CGT-FERC Sup et SUD Education n’acceptent pas que des collègues soient l’objet d’intimidations quelle qu’en soit la forme.

Caen – 07/02/2017.